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Blog de Katherine Pancol

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Boy and the book

Boy a 3 mois

Boy and the book, the book and Boy.
Ainsi va la vie, cet été.  

Le matin, Boy court sur la plage après les mouettes et les nuages.
L'après-midi, le livre s'écrit et Boy dort, enfoui dans ses jouets et ses lainages.  

Le soir, on repart chasser les mouettes. On saute par dessus les vagues, on traque le coquillage, on guette la tempête.
Ou le rayon vert, mais oui, mais oui !  

Le livre avance, les feuillets s'entassent, les surprises sont quotidiennes.
Un mot, une expression, une phrase qui tombe du ciel et la journée est un soleil.
Je pique une tête dans la mer grise, blanche ou verveine.  

Boy a eu trois mois.

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Le bonheur !

Boy

Trois mois bien ronds sans cigarette poison.

 

C'est dur, je serre les dents.

Écrire sans inhaler, c'est comme pédaler sans guidon.

 

Foin de crayons et Bic rongés, j'ai trouvé le Stabilo Boss et son capuchon. Je le ronge des heures durant et n'ai ni les dents noires ni les gencives plantées de brindilles. Je tête tel un bébé un Stabilo impeccable qui résiste à mes coups de dents et apaise mon besoin de mâchouiller.

 

Le livre prend de l'épaisseur mais n'en est encore qu'au début. Tel l'escargot je sors mes antennes, collecte détails et anecdotes et avance d'un pas lent, lent, lent.

 

Boy est arrivé -ou plutôt je suis allée le chercher- il y a une semaine. Et depuis c'est le bonheur, le grand bonheur, l'immense bonheur.

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Boy

Boy

Le prénom d'un chien.
C'est une aventure à haut danger.
Il faut trouver celui qui ira comme un gant sans froisser les sensibilités, déplaire aux imaginaires, insulter le nom d'un ami ou d'un ancêtre.

Tout le monde s'y met.
On lance des mots en l'air, on les regarde tomber, on fait la moue, on plisse le nez, on recommence.

Ça a débuté en janvier quand Jean m'annonça qu'il prévoyait une portée vers la mi-mai. Ah ! Ah ! ai je demandé, tu crois que je pourrais avoir un bébé ?

Je l'attendais depuis longtemps ce petit terrier mordoré.

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Version prison

Jules Renard disait : "j'attends pour travailler que mon sujet me travaille".
Autrement dit : je me prélasse en paréo et lunettes fumées en attendant la Muse et sa divine lyre.
Le paradis !

Moi, j'ai opté pour la version "Prison" : je reste plantée sur ma chaise cinq heures par jour tel un géranium dans son pot. Je prends racine. Je tâtonne, griffonne, marmonne, ronchonne. Intransigeante et ferme. Interdiction de courir sur les galets ou de rebondir dans les vagues tant que les heures ne sont pas faites.

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Le petit chien et le vert normand

Boy

Samedi j'ai traversé la Normandie, tout le vert de la Normandie, de Fécamp au Mont Saint Michel.  

J'avais rendez-vous.  

En regardant défiler les arbres et les prés, les champs et les forêts, les talus, les bocages, les mousses tendres, les feuilles jungles, les clairières, les parcs, les pelouses, les charmilles jalouses, les haies, les tonnelles, les treilles trompettes, les gloriettes, les fusains et les troènes… je me disais que le mot "vert" était un peu court pour illustrer les belles couleurs normandes. Ce vert qui inspira la palette de tant de peintres du dimanche et du lundi…  

V.E.R.T.  

Il faudrait inventer tant de mots pour dépeindre le vert normand ! Et on n'a qu'une petite syllabe presque muette, plate, maigrelette qui crache une seule voyelle, un "e" muet qui plus est !
Quelle misère, je me disais en conduisant mon automobile de Fécamp au Mont.  

J'avais rendez-vous.  

Et j'allais où ?  

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