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Blog de Katherine Pancol

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Un nouveau chien…

Mer-Dalles

Et je continue à happer des bouts de conversations tel un poisson courant après un hameçon.  

Sur la plage de Fécamp, une petite fille de trois ans, le doigt pointé vers les vagues : "tu es à moi, la mer. Je dois aller me coucher, mais tu bouges pas, je reviens demain" et comme je la regarde, attendrie, elle me défie : "c'est MA mer".  

Dans le métro, un garçon au téléphone avec son amie : - J'ai dit que je t'aimais plus, mais j'ai pas dit que je te quittais, J'AI PAS D'APPARTEMENT !  

Et ce matin, devant une vitrine de Pompes Funèbres, un employé, en pause cigarette, bombe le torse devant une dame courbée sur sa canne :  
- Et puis je vais vous dire… Si c'est pour être à table avec des gens et dire des banalités… j'ai autre chose à faire, moi, autre chose à faire ! Je côtoie la mort tous les jours et la mort, madame, la mort…
Il lance sa cigarette dans un moulinet éloquent, la cigarette s'élève, tournoie, la dame suit le vol du mégot qui s'écrase, frissonne, se tasse sur sa canne, la mort, madame, la mort !  

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Dans la rue...

Parfois se promener dans la rue ou prendre l'autobus, c'est comme être au cinéma. On ouvre grand les yeux et la séance commence…  

La petite vieille toute déglinguée qui secoue son déambulateur sur le trottoir en clamant à la jeune femme morne et butée qui l'accompagne, "j'en ai marre de faire toujours le même circuit, inventez moi des trucs, je veux voir la vie, JE VEUX VOIR LA VIE".  

La maman qui promène son enfant de deux ans en laisse pendant que son chien circule librement, renifle le trottoir, arrose le pied des réverbères.

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La fête...

Jamin Puech

Ce fut une belle, belle soirée !

Lumineuse, généreuse, douce, délicate.

De ces soirées dont on se souvient le lendemain, le jour d'après et le suivant et encore et encore en souriant, en dodelinant de la tête avec attendrissement, en se répétant doucement "ah oui ! c'était le jour où…"

On a parlé (beaucoup), ri (beaucoup), bu du rosé et du rouge, mangé du jambon cru, des tomates cerises, des fromages, des concombres et des carottes, des radis, des fraises, des ananas, des mangues…

La boutique Jamin Puech débordait, les sacs magnifiques trônaient sur les étagères comme des œuvres d'art, le créateur, Benoit Jamin, pétillait, malicieux, discret. Il a raconté comment il inventait, construisait ses sacs et c'était comme pour moi avec les mots ou mes personnages.

Il y a eu des fusées de questions, des feux d'artifices de cadeaux, des oh et des ah, des à bientôt on recommencera…

Et vous savez quoi ? On recommencera, promis !

Jain Puech 2

Jamin Puech 3

Jamin Puech

Duras et Bonnard

"C'était un Bonnard. C'était chez des gens à Berne, des grands collectionneurs de tableaux. Il y avait un tableau de Bonnard : c'est une barque avec la famille de cette femme. Il avait toujours voulu modifier la voile. À force d'insistance les gens lui ont permis de reprendre le tableau. Quand il l'a rendu, Bonnard a dit qu'il la considérait comme terminée. La voile avait tout envahi. Elle l'emporte maintenant sur la mer, sur les gens dans la barque, sur le ciel. Ça arrive dans un livre, à un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. Sans vous en apercevoir, vous levez les yeux vers votre fenêtre : le soir est là. Vous vous retrouvez le lendemain matin devant un autre livre. Les tableaux, les écrits ne se font pas en toute clarté. Et toujours les mots manquent pour le dire, toujours."  
Marguerite Duras, dans "La Vie Matérielle".  

Et si vous avez un moment, courrez à l’exposition « Pierre Bonnard – Peindre l’Arcadie », au Musée d’Orsay jusqu’au 19 juillet ! 

Merci, merci, merci !

Merci pour vos messages.
Je les ai lus, je les ai bus, j’avais les yeux écarquillés par l’émotion et le chaud qui me montait au front.

Vous avez déclenché une telle avalanche d’amour que je me suis pincée et pincée en disant tout haut “mais moi aussi !”. Et c’est pour ça que j’ai toujours envie de vous emmener partout avec moi. De vous raconter des petits riens ou des grands touts.

Ce que vous décrivez, c’est exactement ce que je ressens quand on se voit dans les librairies, dans le bus, le métro, les trains ou dans la rue, quand vous m’arrêtez pour me dire “merci, continuez”… et que vous m’envoyez un sourire si beau que je le prends comme un collier et poursuis mon chemin heureuse et vitaminée.

Merci, merci d’être vous.