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Blog de Katherine Pancol

Bolivia !

Ça y est ! J'y suis. En Bolivie. Après 18 heures de vol (avec escale). Une invitation de mon éditeur bolivien et des centres culturels français de la Paz, Santa Cruz, Sucre et Cochabamba.
Pour le moment, c'est Santa Cruz de la Sierra. 2 millions d'habitants. La plus grande ville de Bolivie. 36 degrés au thermomètre. Une odeur de pain d'épices grillé en sortant de l'aéroport. Des palmiers plumeaux séchés, des briques rouges qui chauffent dur et l'impression de nager dans une baignoire.
Nicole (la fille sur la photo) m'accueille dans son hôtel maison, Casa Patio. Un havre d'oiseaux, de palmes, d'antiquités et des recoins de toutes les couleurs pour s'éventer en rêvant.
On dirait qu'Hemingway vient de quitter ma chambre et m'a laissé sa vieille Underwood. Il a oublié son frac aussi ! Et son chapeau melon. Hé Ernest ! Tu as perdu ta tête ?

Premiers pas sur la place de la cathédrale. Je me fais deux copines policières souriantes. Non, je ne me suis pas perdue. Oui, c'est la grande place du paseo du dimanche. Et elles m'expliquent les drapeaux qui ondulent dans l'air brûlant.
Le drapeau bolivien et DEUX drapeaux de la province de Santa Cruz. La province réclame son indépendance et veut faire sécession financière. La ville prospère, prospère et a multiplié sa population par 20 en cinquante ans. Trouble in paradise !

Je retrouve Juan, Willy et Marjorie qui travaillent aux centres culturels de Santa Cruz et la Paz et nous partons manger une demi-carcasse de viande dans un restaurant. Les familles boliviennes sont de sortie et les tablées de douze minimum. Les mâchoires vont bon train et les ventres rebondissent sous les tables.
Je commande un poisson (le seul sur la carte) et le garçon dépose un requin blanc dans mon assiette. Con papas. Avec des pommes de terre.
Les petites filles ont des belles robes et des noeuds dans les cheveux. Les petits garçons des chemises blanches et on tend les bébés à la grand-mère par dessus les plats pour qu'elles les embrassent. C'est le rituel du dimanche midi.

Puis c'est la sieste.
Et la sieste. 
Je retrouve la vieille Underwood et l'air climatisé de la chambre.
Et Nicole. De père français et de mère allemande. Elle parle toutes les langues et se met en quatorze pour que la vie soit belle. On dirait qu'elle est née avec la bouche en grand sourire.

Et le soir ? On a tous filé au café Meraki écouter un groupe de jazz argentin.
Olé ! La vie est une fête ! Et ça ne fait que commencer.