Language choice

Blog de Katherine Pancol

BlaBlaBlog

Merci, merci, merci !

Merci pour vos messages.
Je les ai lus, je les ai bus, j’avais les yeux écarquillés par l’émotion et le chaud qui me montait au front.

Vous avez déclenché une telle avalanche d’amour que je me suis pincée et pincée en disant tout haut “mais moi aussi !”. Et c’est pour ça que j’ai toujours envie de vous emmener partout avec moi. De vous raconter des petits riens ou des grands touts.

Ce que vous décrivez, c’est exactement ce que je ressens quand on se voit dans les librairies, dans le bus, le métro, les trains ou dans la rue, quand vous m’arrêtez pour me dire “merci, continuez”… et que vous m’envoyez un sourire si beau que je le prends comme un collier et poursuis mon chemin heureuse et vitaminée.

Merci, merci d’être vous.

Retour en France…

Carotte-tabac

Et à la carotte rouge des bureaux de tabac !

Savez-vous qu’à New York on traque le paquet de cigarettes comme les assoiffés traquaient les brûleries d’Al Capone ? Et quand on arrive à en dénicher un, faut pas être trop regardant sur la marque ou le mentholé !  
Bon, moi, c’est décidé pour la 13 546 ème fois : J’ARRÊTE.
(Cela fait quinze jours que je tiens !).  

Retour en France donc et bientôt, le 28 mai chez Jamin Puech, on fait la fête ensemble !
Youpiiilarirette !  

Je suis allée faire un tour sur vos réponses Facebook et bien que j’ai décidé de ne répondre qu’aux mails envoyés sur mon site, je déroge à la règle aujourd’hui.(Les règles n’existent que pour être bousculées !)  

OUI, je suis en train d’écrire un roman qui parlera des Cortès, de Stella, d’Hortense, de Gary, de Calypso mais introduira aussi de nouveaux personnages et une toute nouvelle histoire. Quand sera t-il fini ? Je n’en ai AUCUNE idée. Cela ne dépend pas de moi… Il faudrait demander aux personnages et ils ne répondent jamais à cette question. Toujours est-il que depuis quelques mois, je vis ailleurs. Je vis avec “eux”, avec tous ces personnages qui n’ont de fictifs que l’appellation !  

Écrire autre chose que le roman des Cortès ? J’essaie, j’essaie, je construis des tunnels, des bretelles, des circuits secrets pour m’évader, mais ils me rattrapent toujours par le collet et …je m’y colle !
Mais j’ai une idée pour bientôt… Un autre livre tout différent et alors, je partirai physiquement très loin d’eux. Comme ça, bien obligé, je les sèmerai !

Lire la suite...

Week-end

Trois jours de promenade dans les galeries, les musées.

Dans les galeries de Chelsea (9ème avenue à partir de la 18ème rue), j'ai souvent eu envie d'éclater de rire devant les œuvres exposées : des casseroles, des robinets, une corbeille remplie de pommes de terre, un grand vase de fleurs fraîches (50 000 dollars ! MAIS un fleuriste vient chez vous changer les fleurs tous les dix jours), des étagères remplies de passoires, d'ustensiles de cuisine, des photos de caddies sur un carton (25 000 dollars le carton ! MAIS l'artiste vient jeter de la peinture sur le carton installé dans votre salon)… "Le roi est nu", je ne pouvais m'empêcher de penser, mais ce sont des "œuvres" paraît-il !

Je préfère encore béer devant les murs barbouillés de fresques de la 24ème rue.

Lire la suite...

Last days in New York

 À nouveau, l'Amérique est en ébullition. À nouveau, un jeune Noir, Freddie Gray, est mort entre les mains de la police à Baltimore. À nouveau, les gens défilent dans les rues. À nouveau, la télévision montre des images de foules en colère et de pillage. À nouveau, les commentateurs commentent, les hommes politiques se lamentent. Pas de jobs, pas d'éducation, pas d'espoir pour les jeunes Noirs.
Dans certains quartiers de Baltimore, l'espérance de vie est plus courte qu'en Syrie.
"The riots are the voice of the unheard" disait Martin Luther King. Les émeutes, c'est ce qu'il reste aux humbles et aux petits quand on ne les entend pas.
Chaque mois, des Freddie Gray meurent.

C'est le premier mai ici mais tout le monde travaille !

Lire la suite...

Je marche, je marche...

Je marche, je marche.
Je marche tellement que j'ai des ampoules, des cloques, les talons qui râpent, les orteils qui se rebiffent, les hanches qui se dévissent.
Je refuse les taxis, accepte un bus ou un métro et marche sous le ciel bleu de Manhattan.

Je m'arrête pour manger une pomme ou une banane (50 cents, la banane, dans une de ces carrioles ambulantes qui vendent des saucisses fumantes) ou je reprends des forces au Pain Quotidien. Il y en a partout maintenant.
J'attrape des conversations au fil de la marche. Les filles parlent des garçons, les garçons parlent d'argent, de contrats. Les filles se plaignent, les garçons se frottent les mains. Quand la conversation est croustillante, je suis la fille et enchaîne les péripéties. 

Ainsi hier sur Madison et 44ème :

"J'en ai marre d'avoir des mecs moches dans ma vie, je veux dire moches moralement, je vaux mieux que ça tout de même, pourquoi je me traite si mal ? Et lui il est moche avec moi et moi, qu'est ce que je fais ? Je pleure en attendant qu'il me traite encore plus mochement, qu'il me piétine et je t'assure que je suis descendue très bas, je ne vois pas comment je peux descendre encore plus bas !"

Parfois je les suis loin, longtemps. L'air de rien.

Lire la suite...