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Blog de Katherine Pancol

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Après le 15 août

Après le 15 août, en Normandie, l'automne se faufile.
L'air vibre humide, le vent se gonfle, le thermomètre s'essouffle, le soleil pâlit, on range le hamac, on sort une première laine, on enfile une paire de chaussettes, on rentre du bois dans la cheminée, on fait craquer les allumettes.
On s'en fiche, il reste le principal : la beauté, imprévisible et majestueuse. 
"Trois choses sont vraiment belles dans la création : la lumière, l'espace et l'eau. Et on a les trois en Normandie" écrivait Maupassant, ce Normand dont la mère était née à Fécamp et a été l'amie de Flaubert. 

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Les jours passent…

Et qu'est ce qu'on fait quand on ne fait rien ?
Encore moins que rien.
Les jours passent et on se dit "Tiens ! Encore un jour de passé !"
On regarde avec inquiétude le calendrier où les jours s'envolent sans qu'on puisse les rattraper. 
Un jour de passé, c'est beaucoup, et un jour de passé à ne rien faire, c'est énorme.

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Happy dans mon hamac…

Hamac

Je continue le farniente.
Version hamac. Dans le jardin normand.
Un hamac qui délasse, masse et repasse.  

Et j'avais oublié de vous dire : le 25 juillet sort dans ELLE une nouvelle que j'ai écrite : HAPPY.
Un cadeau d'été glissé dans les pages du magazine.
À lire… dans un hamac !

PS : Retrouvez la liste des points de vente en cliquant ici 

Happy

Quand Steve embrassait Faye

Steve et Faye

Oh la la la la !
Je ne me lasse pas de cette photo là.  
Je la regarde, je ferme les yeux,  je la regarde encore, je m'emplis d'eux. Je me raconte une histoire...
Et puis deux.
Je n'ai pas assez d'yeux pour cette image là.  
L'homme est preux. Pas frileux. Ni grincheux. Ni vaniteux. Il prend son temps, il la veut. Cette femme qui se donne mais se distille. Peu à peu. Règle la distance, lui tient la dragée haute tout en s'offrant.
Ils vont s'embrasser, c'est sûr. S'enrouler, sûr aussi. Mais pour le moment ils se mesurent, ils se défient...
Ils prennent tout leur temps. Ils dansent, immobiles.
C'est ce petit temps là,  ce temps de suspens qui rend fou quand on regarde cette photo là...
Alors elle est pour vous aussi.  
Cadeau !

Farniente

Vacances. Faire rien. Ouvrir grand les yeux le matin, se racler la tête, chercher, chercher un rendez-vous, un interview, un train à prendre, ne trouver rien, alors fouiller les coins, suivre les points et… rien. Niente. Fare niente. Et glisser sous le drap et soupirer d'aise.  
Lancer un bras, attraper à tâtons sous le lit un livre qui pourrait traîner là, que le balai ou l'aspirateur aurait repoussé, exilé.
Tomber sur "Le lit défait" de Françoise Sagan et saliver. Voyons voir le début…
C'est important le début d'un livre. Si on n'aime pas, on repose et on passe au suivant. Si on aime, on plonge dedans.  

"C'est drôle, disait la voix de Béatrice – très haut, bien plus haut que lui-même, semblait-il, sur le lit – c'est drôle que tu ne m'aies pas oubliée depuis cinq ans…"
Il ne répondait pas. Il écoutait son cœur battre, il recherchait son souffle essoufflé par l'amour, il essuyait la sueur de son front contre ce flanc si familier et si perdu. Il n'avait rien à lui répondre sinon que depuis cinq ans en effet, grâce à elle qui l'avait rejeté, il marchait comme un vagabond à la fois inconscient et conscient de sa ruine, et que ce n'était que maintenant, sur cette épaule où il s'abandonnait, qu'il reconnaissait sa seule patrie."  

Et la magie opère. Un coup de baguette qui me saisit au fond du lit, face à la fenêtre ouverte, le soleil qui chauffe le parquet et fait des pointes, le rideau qui frise, les mouettes normandes qui crient que la mer est belle, qu'elle frôle les 18°  et Sagan dans la main.  
Farniente.  
Le bonheur…