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Blog de Katherine Pancol

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Je marche, je marche...

Je marche, je marche.
Je marche tellement que j'ai des ampoules, des cloques, les talons qui râpent, les orteils qui se rebiffent, les hanches qui se dévissent.
Je refuse les taxis, accepte un bus ou un métro et marche sous le ciel bleu de Manhattan.

Je m'arrête pour manger une pomme ou une banane (50 cents, la banane, dans une de ces carrioles ambulantes qui vendent des saucisses fumantes) ou je reprends des forces au Pain Quotidien. Il y en a partout maintenant.
J'attrape des conversations au fil de la marche. Les filles parlent des garçons, les garçons parlent d'argent, de contrats. Les filles se plaignent, les garçons se frottent les mains. Quand la conversation est croustillante, je suis la fille et enchaîne les péripéties. 

Ainsi hier sur Madison et 44ème :

"J'en ai marre d'avoir des mecs moches dans ma vie, je veux dire moches moralement, je vaux mieux que ça tout de même, pourquoi je me traite si mal ? Et lui il est moche avec moi et moi, qu'est ce que je fais ? Je pleure en attendant qu'il me traite encore plus mochement, qu'il me piétine et je t'assure que je suis descendue très bas, je ne vois pas comment je peux descendre encore plus bas !"

Parfois je les suis loin, longtemps. L'air de rien.

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Marchons, marchons !

Ça y est ! J'ai posé mes valises in Manhattan. Upper East Side. Face au Réservoir, à côté du Guggenheim.

April in New York !
Les arbres du Park se déploient, couverts de fleurs blanches et roses. Il ne fait pas trop chaud, plus froid du tout. Un temps à déambuler le nez en l'air en avalant des images. Mais il neige dru dans le Montana. Et des grêlons pamplemousses trouent les toits des maisons et les pare-brises des voitures dans plusieurs états du Sud. 
Que se passe t-il ? rugit le présentateur télé.

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Je souris, enfin!

Une photo de Marylin qui ne sourit pas… et moi qui souris… c’est parti ! j’ai trouvé mon début, même si je vais encore “peaufiner” ma première phrase, mais elle est là qui me sourit sur écran ! Youpiiii !

De la ferraille à New York

Ferraille

Je reviens de la ferme de Stella et de la ferraille de Julie et Edmond Courtois. Entre Sens et Auxerre. Les deux pieds dans la terre. À vivre comme mes personnages.

Je me dédouble. Je deviens eux.
Et c'est troublant.

J'ai pris des notes et des notes. Une semaine avec les poules, les coqs, les ânes, le perroquet, les canards, les oies, les pigeons ramiers, les tortues, les tourterelles, les chiens et les chats, l'arbre qui tombe et qu'il faut découper en bûches, les cabanes à consolider, le renard qui se faufile dans le poulailler et rafle treize poules et poussins, le pain sec à distribuer, les sacs de maïs à transporter, les graines à planter selon la lune qui monte ou qui descend, attention !
Très important !

Et la ferraille ! Avec Gloria et Nadine (sur la photo). Mes deux copines de là-bas.
Les camions qui déversent leur chargement dans une poussière de feu d'artifice, les plaques d'aluminium qui se fracassent à terre et finissent en plissé soleil, les boulons qui volent, le grand broyeur qui balance des carcasses de voitures comme des cartes à jouer, les hommes qui trient et triment. Les grosses bottes qu'il faut chausser pour ne pas avoir les pieds écrasés, le casque obligatoire, les gants, les lunettes qui font des yeux de martien. On rigole, on rigole.

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Cosi, cosa…

Toujours pas de première phrase… mais toutes les autres derrière qui se bousculent et s'entassent pêle-mêle.
Hier dans la nuit, j'en suis arrivée à décrire la salopette de Stella et les petits écussons brodés par Julie pour égayer la cotte orange ! Julie, Jérôme, la Ferraille… Stella, Adrian, Tom, Léonie.
Et Zoé, et Joséphine, et Philippe, et Gary et Calypso…
Et tous les autres, encore, encore !

Ils attendent au garde à vous que les premiers mots descendent et s'impriment, indiquant que c'est pour de bon, que le livre peut commencer.

Je vais aller m'enfermer en Normandie pour ne plus entendre que le silence, la mer, les mouettes et préparer une voie royale à Sa Majesté, la Première Phrase. Peut-être daignera t-elle alors descendre de l'azur et se poser tel un voile de grâce dans ma petite tête…

Comme je vais lui serrer le kiki, alors ! L'épingler sur mon écran en grosses lettres victorieuses ! La ligoter avec de gros nœuds bien serrés, bien furieux !

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