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Blog de Katherine Pancol

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Quand l'ail entre au musée !

Il pleut, il pleut des gouttes, il pleut du vent mouillé, il pleut des tempêtes, les serviettes de bain pendent au fil et ne sèchent pas.

Et puis il pleut du soleil et la vie redémarre. 

Boy ronronne sur mes genoux et mes personnages galopent dans ma tête.

Deux mois de réclusion et bientôt la page 100.

Boy s'est habitué à mes longs silences de l'après-midi. Il dort enroulé à côté de moi. Ou dans son panier. Pour un border-terrier, têtu et écossais, il est calme et posé. C'est un chien réfléchi. Je le promène sans laisse (quand il n'y a pas de voitures) et il ne mange ni mes chaussures ni les livres posés à terre dans chaque pièce.

Quand j'écris, il ferme les yeux et soupire. Je lui réponds que je suis heureuse à vivre comme ça entre les pages d'un livre qui s'écrit au jour le jour.

Des personnages nouveaux arrivent, je ne les attendais pas, des personnages anciens reviennent et me surprennent, ils ont changé. 

Qu'est ce que j'aime écrire !

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Boy and the book

Boy a 3 mois

Boy and the book, the book and Boy.
Ainsi va la vie, cet été.  

Le matin, Boy court sur la plage après les mouettes et les nuages.
L'après-midi, le livre s'écrit et Boy dort, enfoui dans ses jouets et ses lainages.  

Le soir, on repart chasser les mouettes. On saute par dessus les vagues, on traque le coquillage, on guette la tempête.
Ou le rayon vert, mais oui, mais oui !  

Le livre avance, les feuillets s'entassent, les surprises sont quotidiennes.
Un mot, une expression, une phrase qui tombe du ciel et la journée est un soleil.
Je pique une tête dans la mer grise, blanche ou verveine.  

Boy a eu trois mois.

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Version prison

Jules Renard disait : "j'attends pour travailler que mon sujet me travaille".
Autrement dit : je me prélasse en paréo et lunettes fumées en attendant la Muse et sa divine lyre.
Le paradis !

Moi, j'ai opté pour la version "Prison" : je reste plantée sur ma chaise cinq heures par jour tel un géranium dans son pot. Je prends racine. Je tâtonne, griffonne, marmonne, ronchonne. Intransigeante et ferme. Interdiction de courir sur les galets ou de rebondir dans les vagues tant que les heures ne sont pas faites.

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Le bonheur !

Boy

Trois mois bien ronds sans cigarette poison.

 

C'est dur, je serre les dents.

Écrire sans inhaler, c'est comme pédaler sans guidon.

 

Foin de crayons et Bic rongés, j'ai trouvé le Stabilo Boss et son capuchon. Je le ronge des heures durant et n'ai ni les dents noires ni les gencives plantées de brindilles. Je tête tel un bébé un Stabilo impeccable qui résiste à mes coups de dents et apaise mon besoin de mâchouiller.

 

Le livre prend de l'épaisseur mais n'en est encore qu'au début. Tel l'escargot je sors mes antennes, collecte détails et anecdotes et avance d'un pas lent, lent, lent.

 

Boy est arrivé -ou plutôt je suis allée le chercher- il y a une semaine. Et depuis c'est le bonheur, le grand bonheur, l'immense bonheur.

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Boy

Boy

Le prénom d'un chien.
C'est une aventure à haut danger.
Il faut trouver celui qui ira comme un gant sans froisser les sensibilités, déplaire aux imaginaires, insulter le nom d'un ami ou d'un ancêtre.

Tout le monde s'y met.
On lance des mots en l'air, on les regarde tomber, on fait la moue, on plisse le nez, on recommence.

Ça a débuté en janvier quand Jean m'annonça qu'il prévoyait une portée vers la mi-mai. Ah ! Ah ! ai je demandé, tu crois que je pourrais avoir un bébé ?

Je l'attendais depuis longtemps ce petit terrier mordoré.

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