Blog de Katherine Pancol
le temps file, file, file...Et je cours après les heures et les jours…
Tout va trop vite, trop vite.
J'ai perdu mes repères, mes horaires, mes heures de silence à ramasser des brindilles, à en faire des pelotes de laine que je range dans un tiroir de ma tête en attendant de les tricoter en histoires, en émotions, en rires et en grimaces…
Il est si lent, le temps de l'écriture, et si rapide, celui de la promotion !
Je suis passée de l'enfermement total à l'exposition brutale. Et il faut faire bonne mine, sourire, faire savoir que le livre est sorti, qu'il est dans les librairies, répondre toujours aux mêmes questions…
Répéter, ânonner…
Lire mes propos déformés.
Drôle de temps que celui de la "promotion" d'un livre…
Je ne suis plus "moi", mais un reflet.
Et je regarde ce reflet avec étonnement. Avec la bizarre impression de ne pas me reconnaître. Comme si on parlait d'un moi que je ne connais pas.
C'est pareil à chaque sortie de livre. Je devrais le savoir… Mais à chaque fois, je ressens la même surprise, le même choc, la même sensation que je me brûle…
Rares sont les journalistes qui écoutent…
Ou qui lisent le livre.
Ou qui s'intéressent à l'écriture.
À cette vie si banale qu'est la vie d'un écrivain. Il n'y a rien à raconter. Pas de strass, de lampions ni de fêtes, rien que des heures qui s'égrènent lentement dans une solitude parfois douloureuse. Allez raconter ça ! Impossible ! Ça n'intéresse personne…
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je crois que j'ai trouvé la réponse : je fais confiance à la vie, j'attends qu'elle dépose le début du prochain roman dans le creux de mon oreille. J'ai toujours fait comme ça… Je "lui" fais confiance. À la vie !
En retard ! En retard ! Je suis comme le lapin d'Alice aux pays des merveilles qui court partout en brandissant sa montre gousset.