Blog de Katherine Pancol

le temps file, file, file...

Et je cours après les heures et les jours…
Tout va trop vite, trop vite.
J'ai perdu mes repères, mes horaires, mes heures de silence à ramasser des brindilles, à en faire des pelotes de laine que je range dans un tiroir de ma tête en attendant de les tricoter en histoires, en émotions, en rires et en grimaces…
Il est si lent, le temps de l'écriture, et si rapide, celui de la promotion !
Je suis passée de l'enfermement total à l'exposition brutale. Et il faut faire bonne mine, sourire, faire savoir que le livre est sorti, qu'il est dans les librairies, répondre toujours aux mêmes questions…
Répéter, ânonner…
Lire mes propos déformés.
 
Drôle de temps que celui de la "promotion" d'un livre…
Je ne suis plus "moi", mais un reflet.
Et je regarde ce reflet avec étonnement. Avec la bizarre impression de ne pas me reconnaître. Comme si on parlait d'un moi que je ne connais pas.
C'est pareil à chaque sortie de livre. Je devrais le savoir… Mais à chaque fois, je ressens la même surprise, le même choc, la même sensation que je me brûle…
Rares sont les journalistes qui écoutent…
Ou qui lisent le livre.
Ou qui s'intéressent à l'écriture.
À cette vie si banale qu'est la vie d'un écrivain. Il n'y a rien à raconter. Pas de strass, de lampions ni de fêtes, rien que des heures qui s'égrènent lentement dans une solitude parfois douloureuse. Allez raconter ça ! Impossible ! Ça n'intéresse personne…
 
Lire la suite...
 

Chaussette se repose...

 ...le menton sur les livres ! 

et moi, je cours les routes et les librairies !

Chaussette est très content : il a été photographié par Antoine Schneck et figure en bonne place au Musée de la Chasse et de la Nature, 62 rue des Archives à Paris, 3eme...Il peut se reposer, le menton sur mes livres qui jonchent le parquet. Tous les livres en retard que je n'ai pas lus pendant que j'écrivais et qui m'attendent en piles joyeuses.

Sinon je lis vos mails avec gourmandise et tremblements. Vous avancez dans les Écureuils et partagez avec moi vos émotions. Que du bonheur ! 

"Je lis à pas de nains, les pages se tournent lentement et je profite de chaque phrase pour apprécier votre roman" m'écrit Grégory de Bruxelles.

 "Voilà... Hier j'ai acheté le dernier...Il est posé sur ma table de nuit prêt à être lu... mais j'attends encore un peu. Je le touche, le renifle, le tourne et le retourne parce que dès que je vais plonger, je ne pourrai plus remonter !  Et la bouée n'est pas fournie avec ! Alors j'attends le week end... j'ai posé un congé auprès de mari et enfant.  Ce week end je ne suis pas là, je pars en voyage, un voyage magique d'où je ne reviendrai qu'une fois le livre dévoré..." m'écrit Barbara.
 
Quant à la suite que vous réclamez déjà (au secours !),chaussette_lit.jpg je crois que j'ai trouvé la réponse : je fais confiance à la vie, j'attends qu'elle dépose le début du prochain roman dans le creux de mon oreille. J'ai toujours fait comme ça… Je "lui" fais confiance. À la vie !
 
 

Le lapin d'Alice et l'écureuil Superman...

ecureuil Superman_1.jpgEn retard ! En retard ! Je suis comme le lapin d'Alice aux pays des merveilles qui court partout en brandissant sa montre gousset.
En retard à droite, en retard à gauche, en retard pour répondre aux mails, en retard pour écrire mon blablablog, en retard pour tout !
Pas le temps ! Pas le temps !
Le pied dans un avion, le pied dans un train, le pied dans un taxi, le pied dans la boulangerie qui ferme pour vite-vite-une baguette moulée pas trop cuite !
Le pied en l'air tout le temps…
 
Mais c'est si bon…de vous rencontrer, d'échanger quelques mots, un regard ou un silence. Moi, assise bien sagement derrière ma table avec mon stylo qui glisse tel un patin sur la glace et vous devant…
Ces sourires, ces mots chuchotés ou ce silence qui dit tout…
Je suis devenue experte en traduction de mines. Et si je ne retiens presque jamais un visage, je retiens presque toujours un mot, une expression, une phrase échangés par mail… C'est plus fort qu'un nez au milieu de la figure.
Certains et certaines déposent sur la table un extrait de correspondance, un mail imprimé, et je les reconnais aussitôt …
 
Sinon je ne résiste pas à mettre la photo d'un écureuil, envoyée par Catherine, qui se tambourine la poitrine…
 

C'était hier soir, au Salon du Livre...

 Les premiers Écureuils s'affichaient sous leur couverture violette... et je vous attendais, assise derrière une longue table marron avec mon stylo Plume d'or qui glisse, glisse, fait des pleins et des déliés...

Ce fut une ruée...

J'ai signé des livres à tour de bras, le temps d'attraper un regard, un sourire, d'échanger des petits mots, de voir enfin le visage de ceux et celles qui m'écrivent sur le site... Il a fallu arrêter, faute de livres, et je recommence tout à l'heure à l'heure du déjeuner !

La vie est belle, la vie est belle !

Des mois et des mois de travail toute seule derrière l'ordinateur, le dos qui grince, le front qui transpire et voilà ! "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi" saute dans vos bras et j'ai bien envie parfois d'en faire autant !

Jeudi matin, je serai sur RTL de 9 heures à 9 heures et demi...

Le soir chez Virgin à 18 heures...

La fête recommencera...

 

 

 

 

Le retour de la baleine échouée…

Une semaine de vacances…
Au bord de mer…
Sans téléphone ni mail ni aucun fil qui attache.
Avec une copine… dans le même état que moi.
Deux baleines échouées en pyjama.

Elle avait tout organisé. Moi, je n'étais qu'un colis qu'elle transportait. Je n'avais même pas mon billet de train… Rendez-vous à la gare du Nord à 18 heures 31.

Trois heures après on débarquait sur une plage du Nord, Ostende… dans un hôtel dont nous étions les seules clientes. Un grand hôtel face à la mer…

Et le lendemain, on ouvrait grand les rideaux sur une longue plage de sable blanc avec la mer grise et verte qui ressemble à ma mer normande. J'aime la mer du Nord, les dunes blanches à perte de vue, le soleil qui n'écrase pas mais caresse poliment, la lumière si spéciale des plages du Nord et personne à l'horizon. Pas de paréo à fleurs criardes, de peau bronzée qui craquelle au soleil, de flaque d'huile dans l'eau, d'enfants qui hurlent en prenant un raccourci sur votre serviette…

Chacune sa grande chambre en bois blond face à la mer…

Lire la suite...
 

Une grosse baleine échouée sur la plage...

La semaine prochaine, je pars m'affaler sur une plage face à la mer et respirer et respirer et ne rien faire. Ne rien faire ! Mon rêve. Ne pas répondre au téléphone, ne pas répondre quand on me parle, ne pas répondre quand on me demande, quand on me conseille, quand on…
Fermer les oreilles.
Ne rien faire.
 
Les derniers mois d'écriture des Écureuils, j'avais l'étrange sensation de me vider. Ou pour être précise : de prendre toutes les forces en moi pour les jeter dans le livre, dans les personnages. Je les nourrissais tous à la becquée. Je sentais ma peau, mon sang, mes cheveux, mes dents se dévitaliser au profit du livre. Ce n'est pas des noisettes que dévoraient mes écureuils, c'était ma propre chair… Je me regardais dans la glace et je voyais mes cheveux s'affaisser, mes yeux s'enfoncer, mes joues tomber, je devenais floue. Est-ce possible, docteur ?
Lire la suite...
 

 Début  Préc  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  Suivant  Fin