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Blog de Katherine Pancol

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941 !

Que vous dire ?
Je suis devenue une sorte de troglodyte qui écrit, écrit, écrit.
Et ne quitte pas sa grotte.
Ou juste pour suivre Chaussette.
Il ne se promène qu’en ma compagnie.
Que se passe t-il dehors ? Dans la vraie vie.
Je ne sais pas.
Quand je sors, je parle aux mouettes et aux nuages. Je ramasse des galets. Je me baigne. Je rumine mes idées. Et je rentre vite, vite pour les écrire.
Écrire, écrire.
Et sinon...quoi d’autre ?
RIEN.
Oui mais...
Page 941 !
Et ce n’est pas fini !

861 !

861 !
Ça galope, ça galope !
Encore un effort, Calamity, et tu touches le poteau d’arrivée.
Combien de temps ? Je ne sais pas. C’est comme en mer. On croit qu’en deux brasses on y est et la côte recule sans arrêt.

Merci, merci pour vos messages que je reçois le matin quand j’ouvre ma boîte à mails. Je hulule de joie et mime des valses, des polkas dans ma cuisine. C’est de la dynamite !
Je suis vernie.
Alors je ris, je ris, j’embrasse le vieux Chaussette qui ne comprend goutte et guette la croquette.
L’automne pointe son nez avec ses gros souliers et ses frimas. Les vagues sont grosses, blanches, vertes, des paquets d’écume volettent, le kway a remplacé le maillot de bain, les mouettes sont en place, immuables. Elles s’en fichent.
Moi aussi, j’écris !

Minuit en rimant...

"Minuit vint
Minuit disparut
Minuit dix parut
Minuit vingt"

Voilà ce qui me régale en ces jours.
Je  récite ces vers au nez des imprudents qui m'approchent de trop près et les laisse sur place, interloqués, tentant de comprendre le sens de ces holorimes. (D'André de Richaud).
Il y a des gens qui vivent en mer, d'autres en rêves, d'autres encore en tirlipotant des colonnes de chiffres, moi je vis dans les mots. Magique !
Sinon ? Page 790 en vue !

825 !

825 ! 825 !
Je ne quitte plus mon bureau. Juste un plouf le matin  et un plouf le soir dans la mer bleue, dans la mer verte. Et encore... Je continue à écrire en nageant, je voudrais avoir un bloc notes et un crayon. Je parle à voix haute pour ne rien oublier.

Hier soir... Il était huit heures et demie, le soleil se couchait. J'ai couru jusqu'à la mer et j'ai accompagné l'astre solaire dans sa cérémonie du soir. J'ai nagé, nagé, brasse coulée, moulinets sur le dos, brasse coulée, moulinets à nouveau, je me vidais la tête. Et elle se remplissait ! Le plan de la scène en train de s'écrire se refaisait, impeccable, implacable ! Je jubilais dans l'eau, je disais mais oui, mais bien sûr, mais c'est évident, mais c'est succulent, mais vite que je retourne à mon bureau !
Ça me fait cet effet-là, la mer.

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Page 756 !

Page 756 !

J'ai le nez collé à mon livre qui grossit, grossit.

Je ne fais presque rien d'autre.

Je suis Zombie. Lire la suite...