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Blog de Katherine Pancol

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Page 756 !

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J'ai le nez collé à mon livre qui grossit, grossit.

Je ne fais presque rien d'autre.

Je suis Zombie. Lire la suite...

Page 756 !

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J'ai le nez collé à mon livre qui grossit, grossit.
Je ne fais presque rien d'autre.
Je suis Zombie.

Je vais me baigner le matin, je marche un peu avec le vieux chien Chaussette qui a bien du mal à mettre une patte devant l'autre et cela me troue le cœur. Il décline à toute vitesse. Vous me direz, c'est normal, il a presque 17 ans. Mais je ne m'y fais pas.
Je hume l'air, je regarde la mer, les bateaux, je fais des châteaux de galets.
Je vais faire mes courses au magasin bio de Fécamp, je prends un café avec Aurélien qui y travaille. On parle des livres qu'on aime, on échange des titres, il évoque Virginia Woolf avec tant d'émotion que je pourrais verser des larmes salées dans mon café sucré.
Et je reviens m'asseoir à mon bureau, je reprends mon livre qui grandit.

C'est beau la vie quand on est relié par des livres !
C'est beau, la vie, quand le soleil brille.

Les affres de la grande Virginia

Virginia WoolfEt je rame, et je rame, et je rame…
La page 700 n'est pas loin, elle clignote, me nargotte, chuchote encore un effort, vieille breloque.
Alors ma copine de lettres (aussi éperdue que moi de belles phrases et de mots qui sonnent) m'a envoyé cet extrait d'une lettre de Virginia Woolf à Vita Sackwille-West, le 16 mars 1926.

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729 pages !

Tradéridéra ! J’ai fini ma partie trois.
Tradéridéra ! Je remonte à l’air libre, sors du sous-marin, respire.
Contemple le gros paquet de feuillets. 729 pages haletantes, ébouriffantes, hilarantes, émouvantes, étonnantes, renversantes.

Mais pour qui elle se prend, cette fille-là ?
Pour une fille qui se vante et s’évente. 

Mais oui, mais oui ! J’ai bien le droit de me vaporiser.
De remonter faire des bulles à la surface.
Quelques jours de vacances, quelques plouf dans l’eau glacée de la Manche (15°) et je repartirai dans la partie IV.

Avec toujours la même routine : le matin, vacances en espadrilles, l’après-midi, à l’établi, enfermée dans mon bureau à regarder par le carreau le jour qui est beau, le soleil qui s’étire.

Je me régale. À ma manière. J’ai la tête qui mouline. Je ris, je pleure, je m’étonne, je carambole, j’invente. Je fais la pluie et le beau temps. J’ai ma propre météo et les bulletins à la radio passent pour des rigolos.

À bientôt !

Colère !

Colère. Je suis colère. Très colère. J'ai le foie qui moutonne, la gorge qui ganglionne, les yeux qui bouillonnent. "Ils" vont planter des éoliennes dans notre pays de Caux. En belle Normandie. Partout, sur terre et dans la mer, partout sur notre belle terre, de Fécamp à Dieppe. Des dizaines, des centaines d'éoliennes grandes comme la Tour Eiffel. Et surtout, surtout, ils vont défigurer une des plus belles plages de la côte d'Albâtre, celle qui inspira Berthe Morisot, Pissaro, Claude Monet, Georges Perec et Jean Loup Sieff, berça Brigitte Bardot et Martine Carol, séduisit Brian de Palma et Brad Pitt (oui, oui, même lui a succombé !), celle qui se laisse admirer aux murs des plus grands musées : la plage des Petites Dalles. Cela fait longtemps qu'on l'affectionne, qu'on la pouponne, qu'on interdit aux malotrus de lui mettre la main dessus. Et voilà qu'ils veulent la saccager !

Alors tous les amoureux de la côte se sont réveillés, se sont enflammés, ont rédigé une pétition en ligne à signer absolument… pour que cette beauté sauvage que symbolise cette petite plage soit sauvée !

Allez ! rendez-vous tous sur : sauvonslespetitesdalles.com

"Les falaises des Petites-Dalles" Pissarro

Claude Monet - Les petites dalles

"Falaises de Normandie" Eugène Delacroix

 

 

 

 

"Les falaises des Petites-Dalles" de Camille Pissarro
"Les petites dalles" de Claude Monet
"Falaises de Normandie" d'Eugène Delacroix