Blog de Katherine Pancol

Une ville fantôme

J’ai mis le nez dehors.

J’ai humé.
Pas grand chose à signaler. Il pleut, le vent souffle fort, les grands arbres du Parc ploient et plient. Le Parc est fermé.
Le Guggenheim et le Metropolitan Musée aussi.
Comme la majorité des boutiques, restaurants, cafés.
Silence sur la ville.
On entend le vent qui gronde au lieu des klaxons qui hurlent.
Est-on vraiment à New York ?

Les rares passants promènent leur chien. Il n’y a d’humain qu’au bout d’une laisse ce matin.

Et l’eau monte lentement, lentement mais obstinément.

 

New York City is closed

L'état d'urgence est décrété.

"Stay home, répètent toutes les chaines de télévision. Nous allons connaître la plus grande catastrophe de notre histoire. Les éléments vont se déchainer".

J'attends de voir si c'est du lard ou du cochon. Du sérieux ou de la gnognotte. De la flûte ou du pipeau.

J'habite en face de Central Park, face au Réservoir. Au troisième étage. Les arbres se tordent le nez, mais n'éternuent pas encore, le ciel est gris noir, le passant rare.

Le bas de New York a été évacué et l'eau monte, monte.

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Je m'arrache les cheveux !

OuraganCe matin, je regarde la télé et je m'arrache les cheveux.

À cause des huit jours qui restent avant les élections et l'écart toujours nul entre les deux candidats ?

À cause de l'ouragan qui va frapper New York City ?
Des sacs de sable qu'on pose partout ? Des panneaux de contreplaqué qu'on cloue allégrement ? Des métros et des bus qui ne circulent plus ? Des aéroports qui ferment ? Des supermarchés qui sont dévalisés ?
Pas vraiment.
Je suis plutôt curieuse d'assister au déferlement de Sandy the hurricane sur la ville. Y en a pas souvent des ouragans à Paris.

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Je suis New-yorkivore !

New York, New York ! J'aime, j'aime !
L'énergie qui bouillonne dans cette ville me transporte. Je n'arrête pas de circuler et de regarder.
Je suis New-yorkivore.

J'habite tout en haut de la ville, juste à côté du musée Guggenheim. En face du Réservoir. Je pars le matin avec mon petit carnet et mon Bic accroché au cou.

Je sors de l'immeuble après avoir salué les doormen, hi ! Frankie, hi ! Andy ! respire un grand coup l'air mêlé de pots d'échappements, de coups de klaxon et des grands arbres du parc, enfonce un talon et démarre.

Je sillonne la ville, ouvre grand les yeux, avale des images et des images. Je suis au cinéma.

Hier dans le métro...

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Sous les palmiers new-yorkais !

Mardi  23 octobre, je m'envole. Direction New York. Dix jours sous les gratte-ciel. Je vais rencontrer mon éditeur américain (Penguin), William (le traducteur des Yeux jaunes...) et je vais flâner.
Me remplir les yeux et les oreilles de cette ville que je connais comme la poche de mon jean.
Rendre visite à Hortense et à Gary. L'ambiance est orageuse entre eux en ce moment…

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Deux petits vieux épatants...

J'écris, j'écris (bientôt page 450 grâce à Hortense qui m'a prise par la main. Ah ! L'énergie d'Hortense...).
Et le soir, je lis.
Je me régale avec les Misérables.
Je lis dans la collection Points 2. Vous connaissez ? C'est un nouveau format de poche. Des petits livres en papier bible qu'on lit à l'horizontale et qu'on glisse dans sa manche, si, si... dans sa MANCHE, tellement ils sont fins, minces, discrets. Ils se lisent très bien. Et on peut souligner des passages puisque...c'est un livre de manche.
Donc je lis le grand Victor et je me pâme.
Je crois bien que je suis en train de tomber amoureuse.

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