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Blog de Katherine Pancol

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Minuit en rimant...

"Minuit vint
Minuit disparut
Minuit dix parut
Minuit vingt"

Voilà ce qui me régale en ces jours.
Je  récite ces vers au nez des imprudents qui m'approchent de trop près et les laisse sur place, interloqués, tentant de comprendre le sens de ces holorimes. (D'André de Richaud).
Il y a des gens qui vivent en mer, d'autres en rêves, d'autres encore en tirlipotant des colonnes de chiffres, moi je vis dans les mots. Magique !
Sinon ? Page 790 en vue !

Page 756 !

Page 756 !

J'ai le nez collé à mon livre qui grossit, grossit.

Je ne fais presque rien d'autre.

Je suis Zombie. Lire la suite...

729 pages !

Tradéridéra ! J’ai fini ma partie trois.
Tradéridéra ! Je remonte à l’air libre, sors du sous-marin, respire.
Contemple le gros paquet de feuillets. 729 pages haletantes, ébouriffantes, hilarantes, émouvantes, étonnantes, renversantes.

Mais pour qui elle se prend, cette fille-là ?
Pour une fille qui se vante et s’évente. 

Mais oui, mais oui ! J’ai bien le droit de me vaporiser.
De remonter faire des bulles à la surface.
Quelques jours de vacances, quelques plouf dans l’eau glacée de la Manche (15°) et je repartirai dans la partie IV.

Avec toujours la même routine : le matin, vacances en espadrilles, l’après-midi, à l’établi, enfermée dans mon bureau à regarder par le carreau le jour qui est beau, le soleil qui s’étire.

Je me régale. À ma manière. J’ai la tête qui mouline. Je ris, je pleure, je m’étonne, je carambole, j’invente. Je fais la pluie et le beau temps. J’ai ma propre météo et les bulletins à la radio passent pour des rigolos.

À bientôt !

Page 756 !

Page 756 !
J'ai le nez collé à mon livre qui grossit, grossit.
Je ne fais presque rien d'autre.
Je suis Zombie.

Je vais me baigner le matin, je marche un peu avec le vieux chien Chaussette qui a bien du mal à mettre une patte devant l'autre et cela me troue le cœur. Il décline à toute vitesse. Vous me direz, c'est normal, il a presque 17 ans. Mais je ne m'y fais pas.
Je hume l'air, je regarde la mer, les bateaux, je fais des châteaux de galets.
Je vais faire mes courses au magasin bio de Fécamp, je prends un café avec Aurélien qui y travaille. On parle des livres qu'on aime, on échange des titres, il évoque Virginia Woolf avec tant d'émotion que je pourrais verser des larmes salées dans mon café sucré.
Et je reviens m'asseoir à mon bureau, je reprends mon livre qui grandit.

C'est beau la vie quand on est relié par des livres !
C'est beau, la vie, quand le soleil brille.

Les affres de la grande Virginia

Virginia WoolfEt je rame, et je rame, et je rame…
La page 700 n'est pas loin, elle clignote, me nargotte, chuchote encore un effort, vieille breloque.
Alors ma copine de lettres (aussi éperdue que moi de belles phrases et de mots qui sonnent) m'a envoyé cet extrait d'une lettre de Virginia Woolf à Vita Sackwille-West, le 16 mars 1926.

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