Language choice

Blog de Katherine Pancol

BlaBlaBlog

Premier jour in New York

Premier jour in New York : il pleuviote. J'achète un parapluie à 5 dollars dans la rue et je saute dans l'autobus M2.

Je pars à la recherche du quartier de Calypso (un nouveau personnage !). East Harlem, au nord de Central Park. Je sais qu'elle habite par là, mais je voudrais "voir" son immeuble.
Pour que les choses existent, pour planter mon décor, j'ai besoin de deux ou trois détails vrais.
Je dévalise la réalité pour mieux la réinventer.

Il pleut toujours, le bus remonte Madison, les rues sont désertes, grises. Le bus se vide peu à peu. Il ne reste plus que deux ou trois big mamas noires avec leurs caddies. On ne sait pas très bien si elles s'en servent comme caddies ou déambulateurs.

Lire la suite...

Un gilet acidulé...

Un gilet acidulé

Je pars pour New York...
Et je fais ma valise depuis une semaine.
Je l'ai posée, grande ouverte, dans ma chambre et dépose au fur et à mesure ce que je ne veux surtout pas oublier afin d'éviter la panique de dernière minute.
Cela va de mon jean fétiche à mon Balzac Honoré que j'emporte toujours avec moi. C'est mon doudou.

Dans ma valise ne manquait plus qu'un truc : un joli gilet pour fêter mes 610 pages, mon dernier chapitre bien troussé et le mois de mai à Manhattan.
J'imaginais un truc acidulé, gai, colorié. Je le dessinais. Je me racontais une histoire avec deux fins. Happy end, si je le trouvais, Pas grave, si je ne le trouvais pas.
Et me voilà partie dans les rues de Paris.

J'enquillais des boulevards, des avenues, tournais à droite, tournais à gauche, ne voyais rien, repensais à une phrase d'Hemingway lue le matin dans mon bain, "Je suis comme un cochon aveugle quand je travaille".
Je trouvais qu'elle m'allait plutôt bien.

Quand je tombai rue Duret dans le XVIème arrondissement sur une grande vitrine, remplie de gilets.
Avec un titre sur la vitrine qui me plongea dans la perplexité : "Six & Sept". Et un slogan, "six est en rouge, sept en vert".
Ou "si c'est en rouge, c'est en vert !"
Un début d'énigme, un début de poème.

J'ai donc poussé la porte, alléchée par les mots.
Je ne l'ai pas regretté : il y avait... une avalanche de gilets, de chandails, de pulls acidulés.
J'avais trouvé.
Mon Joli Gilet.
Ne me restait plus qu'à prendre mon passeport, mon billet, mon Honoré et à m'envoler !

Honoré est un chou

"Les Parisiennes sont inexplicables. Quand elles sont aimées à la folie, elles veulent être aimées raisonnablement; et quand on les aime raisonnablement, elles vous reprochent de ne pas savoir aimer."
Vous savez qui a dit ça ? C'est Honoré (de Balzac) dans "Une fausse maîtresse". Je vous le dis, Honoré est l'homme qui sait parler des femmes.

Etienne, Einstein et Zidane

Zidane et Einstein

C'était ce matin et j'ouvrais un œil.

Je m'étais couchée, heureuse. J'avais enfin réussi à décapsuler un chapitre qui me résistait depuis six jours, (j'avais beau enfourner les caramels au beurre salé achetés à Nantes par barquettes, me maculer les joues et la bouche de Bic bleu que je rongeais, je piétinais, je piétinais).

Donc ce matin, j'ouvre un œil, heureuse et délivrée, tends l'oreille vers ma petite radio Sony et écoute les nouvelles du monde avec un grand sourire et la conscience apaisée. J'aime France Culture le matin parce qu'ils sont calmes, posés, intelligents, que personne ne crie haro sur le baudet ni ne s'étripe jusqu'au sang. On se réveille baigné d'intelligence et d'informations amorties. On ne nous estourbis pas avec les derniers détails d'un fait divers atroce qui donne envie de se réfugier sous la couette !

Et j'entends la chronique d'Etienne Klein.
Après une longue introduction à laquelle je ne pipe goutte sur la différence entre la physique et la physique quantique, il applique sa théorie aux anagrammes et là, je fais des bonds de joie dans mon lit !
Je vous donne le lien si vous voulez vous immerger :
http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-etienne-klein-physique-quantique-et-anagrammes-2013-04-18
ou vous résume si vous avez la paresse d'écouter.

Après des estimations de racines et de racines carrés, de classement et de répétitions, il a révélé le mystère des anagrammes. Et ce mystère là vaut son pesant de pomme verte !

Quels sont donc les anagrammes de...
Parisien : aspirine
Obelix   : il boxe
Usain Bolt : il nous bat
Albert Einstein : rien n'est établi
Le commandant Cousteau : tout commença dans l'eau
Laurence Parisot : écris le au patron
Zidane numéro 10 et capitaine des bleus : étincelable parmi onze dieux bénis du stade

Ébouriffant, non ?
Et tout ça, c'est de la physique quantique !

Une journée sur le tournage des "Yeux jaunes"...

Laurinda et Patrick Bruel

Ce fut une journée délicieuse !
Nous sommes allés, les trois gagnants du concours et moi-même, sur le tournage des "Yeux jaunes des crocodiles". Charlotte, Laurinda et Manuel. Charlotte venait d'Avignon, Laurinda de Caen et Manuel de Bobigny.
C'était un jour où il y avait Patrick Bruel (Philippe), Emmanuelle Béart (Iris), Julie Depardieu (Joséphine) et Edith Scob (Henriette).
Nous nous sommes tapis dans un coin pendant le tournage d'une scène, avons déjeuné à la cantine avec toute l'équipe, avons cherché le bonnet en laine de Patrick Bruel et nous sommes prosternés devant Alfred, le bébé de Julie, un solide gaillard de huit mois qui mange les clés du scooter de maman pour faire ses dents.
Que du bonheur !
Cela donnait presqu'envie de recommencer.

Sinon... J'ai franchi la page 600 et je peux dire définitivement que l'affaire prend du genou, du mollet et de la cuisse !

Hi ! hi !

Katherine, Laurinda, Charlotte, et Manuel

Charlotte et Julie Depardieu

Charlotte et Patrick Bruel

Charlotte aux commandes !

Manuel et Julie Depardieu

Laurinda et Julie Depardieu