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Blog de Katherine Pancol

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Bons baisers de Russie bis

Saint-Pétersbourg. Novgorod. Moscou. Je vais de l'un à l'autre. Fais des crochets dans des campagnes, des datchas, des monastères. C'est un pays géant où les hommes sont tout petits. Tout est immense, long, haut, solennel. Tout vous regarde de haut et vous écrase. On se sent petit, inutile, fragile. Les avenues sont des fleuves, les fleuves des océans, le ciel un lourd couvercle qui pèse sur nos têtes.

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Bons baisers de Russie

Après un petit tour en Suisse au Livre sur le quai à Morges... direction : la Russie  !

Saint Petersbourg d'abord.
Novgorod aujourd'hui.

Novgorod est la plus ancienne ville de Russie, longtemps en compétition avec Moscou.
Belle, très belle.
Hors du temps.

Bons baisers de Russie

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Le bonheur !

Boy

Trois mois bien ronds sans cigarette poison.

 

C'est dur, je serre les dents.

Écrire sans inhaler, c'est comme pédaler sans guidon.

 

Foin de crayons et Bic rongés, j'ai trouvé le Stabilo Boss et son capuchon. Je le ronge des heures durant et n'ai ni les dents noires ni les gencives plantées de brindilles. Je tête tel un bébé un Stabilo impeccable qui résiste à mes coups de dents et apaise mon besoin de mâchouiller.

 

Le livre prend de l'épaisseur mais n'en est encore qu'au début. Tel l'escargot je sors mes antennes, collecte détails et anecdotes et avance d'un pas lent, lent, lent.

 

Boy est arrivé -ou plutôt je suis allée le chercher- il y a une semaine. Et depuis c'est le bonheur, le grand bonheur, l'immense bonheur.

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Boy and the book

Boy a 3 mois

Boy and the book, the book and Boy.
Ainsi va la vie, cet été.  

Le matin, Boy court sur la plage après les mouettes et les nuages.
L'après-midi, le livre s'écrit et Boy dort, enfoui dans ses jouets et ses lainages.  

Le soir, on repart chasser les mouettes. On saute par dessus les vagues, on traque le coquillage, on guette la tempête.
Ou le rayon vert, mais oui, mais oui !  

Le livre avance, les feuillets s'entassent, les surprises sont quotidiennes.
Un mot, une expression, une phrase qui tombe du ciel et la journée est un soleil.
Je pique une tête dans la mer grise, blanche ou verveine.  

Boy a eu trois mois.

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Version prison

Jules Renard disait : "j'attends pour travailler que mon sujet me travaille".
Autrement dit : je me prélasse en paréo et lunettes fumées en attendant la Muse et sa divine lyre.
Le paradis !

Moi, j'ai opté pour la version "Prison" : je reste plantée sur ma chaise cinq heures par jour tel un géranium dans son pot. Je prends racine. Je tâtonne, griffonne, marmonne, ronchonne. Intransigeante et ferme. Interdiction de courir sur les galets ou de rebondir dans les vagues tant que les heures ne sont pas faites.

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