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Blog de Katherine Pancol

Fin du voyage...

Je suis allée à Saint-Tropez. Je n'aime pas Saint-Tropez, mais l’été étant fini, je pouvais m'y aventurer ; les bimbos, les motos, les Volvo, les biscotos étaient partis ! Restaient que les locaux.
Je pensais à Colette. Elle y avait acheté une maison, La Treille Muscate, en 1925. Elle y vivait avec ses livres, ses amis, sa fille, son mari, ses amis, ses chiens et ses chats, Etienne le jardinier qui taillait la vigne et déposait de larges grappes de raisin muscat dans les assiettes.
Un jour, à l'été 1936, elle ouvrit ses volets, aperçut trois yachts dans la baie des Caroubiers... Elle décida aussitôt de s'en aller. Trop de monde !
Elle vendit sa maison à l'acteur Charles Vanel.
 
À Saint-Tropez, il y a Colette et BB.
Une grande exposition lui est consacrée et les gens se pressent, le nez sur les images de la plus belle femme du monde. Films, interviews télé, photos, crinière au vent, moue, mini-jupe ou pas de jupe, chansons de Gainsbourg, Harley Davidson, tissu vichy, les Unes des magazines... quand le soleil s’appelait Bardot !
 
Pendant que je vagabondais sur les routes du Midi, ma copine Alicia se rongeait les doigts à San Francisco...
Elle attendait des nouvelles de Teddy.
Le périple en France, Espagne, Portugal dans le mini van jaune était fini. Repas gourmets en France et kilos en trop, horchatas et fêtes en Espagne, surf au Portugal, balades pieds nus dans l’eau froide, mais le mot FIN approchait et il fallut bien rendre le van jaune et s’envoler vers un autre continent... Auparavant, ils avaient renfloué leurs finances au champ de course d’Agen grâce à un cheval rebaptisé Saucisse Royale à cause de sa dégaine un peu hot dog, un peu rock and roll. Personne ne misait sur lui ; par compassion, ils placèrent un billet de dix euros sur sa crinière et gagnèrent 31 fois leur mise !
Puis Teddy partit pour Vancouver chercher un nid et un boulot et Alicia s’envola pour San Francisco l’attendre chez des amis. Avec sa cocotte-minute et ses bottes Wellington pour affronter la pluie canadienne.
San Francisco, c’est au sud de Vancouver, elle pourrait le rejoindre d’un coup d’aile d’avion quand il lui ferait signe de venir...
Elle avait le trac...
Et s’il ne revenait pas ?
Et si elle s’était trompée...
 
Elle a attendu, trois semaines, le cœur battant. Ne sachant plus très bien si elle avait bien fait d’abandonner London et les manuscrits sous le bras, ne sachant plus très bien ce qu’elle faisait là à pédaler comme une dingue sur le Golden Gate bridge... pour oublier qu’elle n’avait pas de nouvelles.
 
Et puis, un matin, il a débarqué avec son grand sourire de surfeur heureux : il avait trouvé un logis et un boulot. La vie canadienne pouvait commencer.
Alicia a respiré.
Elle m'a promis un caribou en sauce dès qu'ils seraient installés à Vancouver...
 
Et sinon quoi de neuf ?
Trois mois bientôt que je ne fume pas !
Et je tiens bon...
Même si j’ai sans arrêt envie de respirer des volutes interdites  et traque la fumée sur le col des fumeurs non repentis !
 
Autre chose : j’ai encore des ennuis avec les mails qui me reviennent « non délivrés ». Je ne vous en parle plus tellement c’est lassant...Cette fois-ci, c’est Hotmail qui refuse de livrer mes petits messages.