Corrections ultimes et Los Crocodilos !

315.JPGC'est mon premier blabla sur mon tout nouveau site.
J'espère que vous allez le trouver magnifique (le nouveau site !).



Je relis, je relis, une grosse gomme en main et un crayon à mine grasse…
Cela prend un temps fou.
831 pages à ausculter, l'œil impitoyable…

Et dire que je vais quand même laisser passer des fautes !
On laisse toujours passer des peccadilles. On a beau zyeuter, scruter, il y en a toujours qui se faufilent…
Il suffit de quelques instants d'inattention et hop ! on ne voit pas une faute d'orthographe ou une erreur infime.

Ce sont mes derniers jours en tête à tête avec "mes" personnages.
J'ai l'impression que je "les" prépare à vous rencontrer…
Je leur fais la raie, je les pomponne, je leur cire les pompes, je refais le noeud d'une cravate, l'ourlet d'une robe, je recouds un bouton de jean, je mets un peu de brillantine (tiens ! encore un mot que j'aime et qu'on n'emploie plus…)
Je me dis, je leur dis : "courage ! allez-y !"
Allez faire des claquettes dans les librairies…

Ce sera donc en avril…
Ou le 31 mars…
J'ai vu la couverture… Elle est belle !
Et on a fini la "4ème de couv"… Vous savez : le texte au dos du livre qui donne envie de se jeter sur le livre. C'est le truc le plus dur à faire. On s'y met à plusieurs et on se casse la tête. Là, j'ai eu de la chance. Sylvie, la grande prêtresse des événements, la boîte à idées brillantes, a trouvé tout de suite l'extrait du livre qu'on pouvait détacher et moi, j'ai posé les deux dernières lignes qui bouclent la boucle et font saliver…
Cette fois-ci, ça a été rapide, mais on peut y passer des heures et des heures à écrire cette fichue "4ème de couv"…
Ce peut être un cauchemar…
Car il faut dire sans dire, évoquer sans préciser, allécher sans se pavaner…

Début février, on va se mettre à trois autour d'une table pour tout relire et tout corriger. Il y aura Octavie, Pedro Le Magnifique et moi.
Octavie relit avec ses yeux pointus et sa science du manuscrit.
Pierre relit avec sa flamme et son élan.
Octavie est fine, douce, intuitive, inventive. Je m'en remets à elle. Elle sait corriger avec tact et douceur…
Pedro Le Magnifique et moi, nous opinons presque toujours à ses propositions.
On y passera encore des jours et des jours…
Ensuite, il y aura deux "jeux d'épreuves".
Les épreuves, c'est le livre imprimé sur feuilles blanches, mais pas encore relié.
On peut encore corriger et tout changer sur épreuves.
Surtout au premier jeu.
Parce que le second, il est presque définitif…
Donc il faut garder l'œil ouvert et grand et bien se concentrer.

Ensuite, ensuite…
Je vous raconterai au fur et à mesure…

La semaine prochaine, je m'envole pour Madrid où les Crocodiles sortent en espagnol… Crocodiles et castagnettes ! J'aimerais bien, entre deux interviews, avoir le temps de flâner au Prado…
Je vais rencontrer l'équipe espagnole, chargée de faire voguer los Crocodilos vers le succès.
J'entends vos questions : mais, ça ne sort que maintenant ? Pourquoi tant de temps entre la publication française et la sortie en Espagne ?
Parce qu'il y a la traduction…
Et traduire un gros pavé comme "les Yeux jaunes…", cela prend du temps. Presque autant que de l'écrire !
Le livre va sortir en Chine, en Russie, en Corée, au Vietnam…etc.
Et cela va me faire tout drôle de voir imprimé le prénom "Joséphine" dans toutes les langues…
Elle en a fait du chemin, Joséphine, depuis sa cuisine de Courbevoie, non ?