Belle et re-belle...

3 janvier.
Belle et re-belle année à vous toutes et à vous tous…
Du bonheur, du bonheur et du bonheur !
Même s'il faut le fabriquer soi-même avec quatre bouts de ficelle !

Y a pas de doute. L'année est déjà bien commencée. On ne peut plus revenir en arrière… Tous les ans, le 1er janvier, j'ai envie de pédaler furieusement pour revenir dans l'année précédente. Sais pas pourquoi. C'est l'étendue des 365 jours à parcourir qui, soudain, m'angoisse… Ça en réserve des surprises, 365 jours !

Mais le 3 janvier, c'est aussi un grand Ouf ! Les fêtes sont finies. C'est bien les fêtes, mais ça dure trop longtemps… On fête tous les jours, et on mange, et on boit, et on râle qu'on a trop bu, trop mangé et on dit qu'on ne mangera plus et on remange et on dit que c'est fini et on recommence.
À la fin, j'ai la tête qui me tourne…

On est le 3 janvier et je me suis mise sur mon trente et un pour vous souhaiter une belle, belle année, de belles, belles surprises et surtout l'envie de sourire et de rire tout le temps.
Quand il y a une raison et quand il n'y en a aucune…
Comme disait Belmondo dans Pierrot le Fou "La vie, elle est peut-être triste, mais elle est toujours belle".
S'entraîner à sourire et à rire… Se forcer un peu au début. Arrêter de rognonner dans son coin, de verser de la bile jaune, verte, gris souris… Préférer le sourire.
C'est meilleur pour la santé…

Sinon… demain, c'est la rentrée des classes et je vais apprendre le verdict de mes quatre premiers lecteurs et oh la la ! comment vous dire, j'ai le cœur qui s'agite dans sa cage. Bien sûr, j'ai déjà reçu l'avis de Pedro le Magnifique et il a aimé, aimé, aimé et il m'a décerné les plus jolis adjectifs qu'un éditeur peut épingler au revers de la veste de la romancière… et j'ai fait des bonds de joie en tenant mon téléphone tout contre l'oreille pour être sûre de ne pas perdre un seul mot de cette coulée de compliments !

Et puis, entre un canard laqué et un gâteau au chocolat, j'ai ré-ouvert le manuscrit (parce que maintenant il est imprimé sur du papier !!) et j'ai relu la première scène et patatras ! j'ai vu tous les petits défauts et j'ai pris un crayon et une gomme et vas-y que je te raye ça, te change ce mot-là, biffe cette phrase… Comme disait ma grand-mère, j'ai commencé à ravauder, à repriser, à faire ma petite main furieuse qui traque la faute !
Plus fort que moi !
Même imprimé en beau livre,quand y a plus le moindre espoir de changer quoi que ce soit, j'ai envie de faire ma petite main furieuse et de le ravauder !