New York, New York...

Ça y est ! je suis à New York…

Après un petit tour à Turin, en Italie (ah ! les Italiens ! les accents qui chantent et les yeux qui frisent) et à Vienne, en Autriche, (Ah ! les palais de François Joseph, les parcs et les tartes au chocolat…), maintenant, c'est New York, New York ! Here I am !

28°, les arbres de Central Park hauts et verts, le soleil qui chauffe, des terrasses de café qui débordent des trottoirs, des femmes qui trottinent en robe noire de cocktail (c'est la grande mode en ce moment, elles ressemblent toutes à Audrey Hepbrun dans "Breakfast at Tiffany's"), les taxis qui écrasent les klaxons, les musées, les magasins, les restos qui grouillent de monde ( la crise ? Quelle crise ? On ne la sent guère… En tous cas, en apparence… Peut-être que dans deux jours, je changerai d'avis !), les façades au néon de Broadway, les vendeurs à la sauvette de sacs chics et de lunettes noires, les taxis pousse-pousse…

Je retrouve "ma" ville et je suis comme un poisson dans l'Hudson ! Je zigzag, je sillonne, je hume, je dilate les narines, ouvre grand les oreilles, les yeux. Quel bonheur de se remplir d'images, de détails ! Je joue à l'aspirateur, ferme les yeux et enregistre. Un coup à l'Est, un coup à l'Ouest, un coup uptown, un coup downtown. J'ai des Converse aux pieds et foule le bitume. Avec arrêt dans les musées, dans les galeries. Que d'art ! Que de tableaux à se renverser de bonheur !

Vu au Whitney, quatre petits tableaux de Edward Hopper qu'il a peints à Paris et … juste envie de prendre racine face aux tableaux et de ne plus bouger…Ou de les voler, de m'enfuir et de vivre allongée en les regardant !

Vu une magnifique expo Picasso à Chelsea, intitulée "Les Mousquetaires". Renversant.
Vu, vu, vu… tant de choses. Tant de vie. Tant de désir.
La vie jaillit de partout ici.
Les souliers ont des ailes.

Et ça ne fait que 24 heures que j'ai posé bagages…